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LES ROBOTS HUMANOIDES ET NOUS

robCC "NAO Robot", by Stephen Chin @ Flickr

 

Cela ne vous a pas échappé : les robots prennent de plus en plus de place auprès des humains. Tout d'abord, ils ont été installés dans le domaine industriel, puis petit à petit dans la sphère privée afin de réaliser des corvées (tondeuse, aspirateur...). Aujourd'hui, dans le cadre du service à la personne l'humanisation des robots prend forme.

Les robots humanoïdes arrivent dans notre vie.

Comment fonctionnent-ils ? Quels sont ceux déjà commercialisés ? Enfin que penser de cette évolution ?

Quels sont les principes de fonctionnement de ces robots ?

Un robot humanoïde est un robot ressemblant à l'humain. La ressemblance est plus ou moins poussée. Plus la ressemblance est forte, plus la difficulté d'acceptation se fait sentir. Sous son enveloppe extérieure, un robot fonctionne avec des organes de perception, des capteurs de contact, des actionneurs et des logiciels informatiques. Les capteurs (caméra, micro, capteurs tactiles...) et les logiciels qui le composent lui permettent de savoir si les conditions prédéfinies sont remplies. Ses actions seront donc décidées en fonction de l'environnement. Le robot possède les outils pour comprendre et interpréter son environnement.
De plus, un robot va être configuré selon le rôle qui lui est destiné. Différents programmes, logiciels permettent de le programmer selon nos attentes. Pour alimenter tous ses composants (capteurs, moteurs, ordinateurs), il lui faut beaucoup d'énergie, ce qui explique que son autonomie électrique est encore réduite (voir schéma). Les limites techniques sont de plus en plus repoussées. La fiabilité des robots est affinée année après année. Ils sont de plus en plus commercialisés. Leur usage devrait se généraliser sur les 5 à 10 prochaines années.
Où sont les robots humanoïdes aujourd'hui ?

Nous les trouvons actuellement, dans les domaines de la santé, l'éducation, le loisir, la consommation, et le monde culturel lui fait volontiers une place de choix. Voici quelques illustrations de leur présence en France et dans le monde.

Aico Chihira -> CC "Repliee Q2", by Liftarn @ Intex Osaka.aikoElle s'appelle Aico Chihira, et fait sensation. Initialement, elle avait été pensée pour parler le langage des signes en différentes langues. Devant ses caractéristiques de programmations très avancées surtout sur l'expression de son visage, son utilisation a été étendue à différents rôles : hôtesse d’accueil, pompom girl, guide de tourisme. En avril 2015, elle vient d'être "embauchée" dans un grand magasin japonais comme première hôtesse d'accueil humanoïde. Elle a été choisie comme hôtesse d'accueil pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. 

robotCC "NAO Robot", by Stephen Chin @ FlickrLe robot NAO est entré dans le domaine de l'aide à la personne. Doté du programme ZORA spécialisé dans les soins et l'animation aux personnes âgées est en place en Belgique notamment et dans certaines HEPAD en France. Son succès est garanti. Il permet d'animer des activités ludiques mais aussi des activités thérapeutiques telles que gymnastique douce, travail de la mémoire... Il peut capter l'attention des personnes enfermées dans leur solitude.

Autre exemple pour le robot NAO : l'enseignement. Sa programmation, cette fois, est centrée sur l'apprentissage scolaire. Par exemple, à Poitier dans une école primaire, les élèves révisent des points de grammaire. Les retours sont positifs car ils montrent que les élèves sont conquis par l'humanoïde. Même les élèves plutôt réservés se sont ouverts à cette interactivité et ont répondu correctement aux questions. Reste à mettre en place la collaboration entre l'enseignant et ce nouvel outil qui permettrait, selon les enseignants testeurs, d'individualiser les apprentissages.

L'introduction des robots dans le domaine culturel est sans contexte le signe de la réflexion pour l'Homme.

Dans le spectacle de dance "Robots" de BLANCA LI, ou dans l'opéra du Lomisch Oper de Berlin "My Square Lady", ou encore au théâtre dans "La métamorphose version Androïde" sous la direction du metteur en scène japonais Oriza Hirata, les robots NOA, MYON et REPLIEE SI sont aux côté des artistes humains.

Que penser de cette évolution ?

L'apparition et la multiplication des humanoïdes à nos côtés supposent l'acceptation par le grand public de ces nouveaux êtres.

 

En ce qui concerne l'acceptation de l'aspect physique de l'humanoïde, les scientifiques doivent travailler en connaissant la théorie de "la vallée dérangeante". "La vallée dérangeante (the uncanny valley), est une théorie scientifique du roboticien japonais Masahiro Mori, publiée pour la première fois en 1971, selon laquelle "plus un robot androïde est similaire à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses". Ainsi, certains observateurs seront plus à l'aise en face d'un robot clairement artificiel que devant un robot doté d'une peau, de vêtements et d'un visage pouvant passer pour humain. La théorie prévoit cependant qu'au-delà d'un certain niveau de perfection dans l'imitation, les robots humanoïdes sont beaucoup mieux acceptés. C'est pour cela qu'est utilisé le terme de vallée : il s'agit d'une zone à franchir dans laquelle chaque progrès vers l'imitation humaine amènera plus de rejet avant de finalement amener une acceptation plus grande."

Il est nécessaire aussi d'avoir confiance dans les capacités techniques du robot. Le travail va s'affiner encore durant les années à venir afin de rendre ces humanoïdes moins maladroits.

Sur le plan relationnel, l'aseptisation des émotions (algorithmes informatiques tirés au cordeau) sera-t-elle bénéfique au groupe humain ? Comment réagirons-nous face à l'absence d'imprévus dans notre échange avec les robots ? Ne trouverons-nous pas cela trop "plat" et sans relief ? Ou au contraire, l'absence de subjectivité sera-t-elle salvatrice ? Un équilibre sera certainement trouvé.

En ce qui concerne l'intégration au sein de la société, et l'acceptation des humanoïdes, la confiance est le paramètre indispensable à atteindre. Est-ce que cela passera par la mise en place de lois qui régiront les comportements des robots face aux humains ? Ceci fait penser aux trois lois de la robotique énoncées dans ses romans de science-fiction par Isaac ASIMOV dès 1942.

1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, ni permettre qu'un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Ces lois deviendront-elles universelles ?

Article écrit par MICHOKO le 12/08/2015. Partager cet article
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